Le monde veut vous entendre…

Pour une raison que j’ignore encore, j’avais dans la tête, ce matin, un vers de Shakespeare : « The earth has music for those who listen. » / La terre fait de la musique, si l’on écoute. » Enfin, un vers de Shakespeare, c’est du moins ce que je croyais. Comme je ne pouvais pas me sortir ce vers de la tête, je suis allée faire mes petites recherches et j’ai découvert que son origine pose en réalité problème. Shakespeare, George Santayana, et enfin Reginald Holmes, il a été attribué à plusieurs auteurs et j’avoue que j’ai bien du mal à trancher sur son origine véritable. À moins d’éplucher des articles et de retrouver toutes les sources où ce vers apparaît, je ne pense pas être en mesure de le savoir. Mais je crois bien que ce vers a quelque-chose à nous dire, un message caché que je voudrais partager avec vous. Je vais m’en servir comme d’un catalyseur pour lancer un tirage collectif et voir ce qui me vient. Comme c’est un tirage collectif, il se peut qu’il ne vous parle pas, ce n’est pas grave. Ne forcez jamais un message à vous correspondre, prenez ce qui vous parle et vous donne l’impression de sincèrement mieux vous comprendre et laissez le reste.

Avant que l’on se lance, j’ai l’habitude de toujours commencer mes tirages en exprimant moi-même de la gratitude et en demandant à la personnes pour qui je vais tirer de faire de même. Prenez donc une minute pour fermer les yeux, inspirer profondément, expirer lentement et penser à une ou plusieurs choses dans votre vie pour lesquels vous êtes reconnaissant.e. Moi, là tout de suite, je suis reconnaissante des moments de repos. J’ai toujours envie que ma vie avance, de progresser, de créer, mais j’ai pour cela besoin de moments de répit. Quand vous serez apaisés et que vous ressentirez sincèrement cette gratitude, ouvrez doucement les yeux et entrez dans le tirage.

Voici le poème intégral « The Magic of sound » de Reginald Holmes, qui contient ce vers illustre (avec ma traduction, j’ai essayé de faire des alexandrins, c’est perfectible ahah) :

I’ve heard the soft whisper of wind in the pine trees,
The silvery ripple of brooklets at play;
I’ve heard the low voice of a sweet singing mother
As she sang to her child at the end of the day.

J’ai ouï le doux murmure du vent dans les pins,
L’ondoiement irisé des ruisseaux qui jouaient;
J’ai ouï la voix grave d’une mère câlin
Qui le soir de ses chants berçait son nouveau-né.

I’ve heard the faint rustle of sails in the sunset
And blue waves caressing the wild, rockbound shore;
The whistle of trains as they cross the green prairie
And mountains re-echo the cataract’s roar.

J’ai ouï les voiles frémir au soleil couchant
Et les ondes bleues flatter la côte pétrée;
Les trains siffler à travers les champs verdoyants
Et les monts le cri des cascades répéter.

The notes of the organs in ancient cathedrals,
Where hearts of the faithful are lifted in song;
I’ve heard the gay laughter as children were playing,
The chatter and buzz of a large, happy throng.

Les clefs des orgues dans d’antiques cathédrales,
Où le cœur des fidèles s’élève en chantant;
J’ai ouï le rire gai des enfants qui jouaient,
Le joyeux babil d’une foule bourdonnante.

The earth has its music for those who will listen;
Its bright variations forever abound.
With all of the wonders that God has bequeathed us,
There’s nothing that thrills like the magic of sound.

La terre est musique pour qui sait écouter,
Pour toute l’éternité riche en variations.
De tous les prodiges que Dieu nous a légués
Pas de frisson pareil à la magie des sons.

Pour réaliser ce tirage, j’ai eu envie d’utiliser le tarot de Wilder Woven, « Messages de la nature sauvage », cela me semblait approprié. La première carte qui a bondi du deck, c’est XIX – Le Soleil.

Le soleil, c’est la carte de la joie. Comme l’aigle sur la carte, nous contenons en chacun de nous les divers éléments que l’on trouve dans la nature. Il vole, son bec me donne l’impression qu’il sourit. Les couleurs du paysage qu’il revêt son éclatantes et chaleureuses. Il contient toute la beauté du monde, qu’il répand lorsqu’il vole. Nous portons tous en nous un soleil que nous pouvons répandre à notre tour.

Les trois cartes suivantes sont le valet d’épée, le huit de bâtons et le neuf de coupe : air, feu, eau.

Une diversité d’éléments, des sons différents. Le chant du rossignol nous aide à sortir de nos pensées envahissantes, les grillons un soir d’été apaisent le feu qui nous angoisse, l’écoulement calme de l’eau nous invite à nous laisser porter. Il faut faire appel à ces trois éléments pour créer, répandre la lumière que l’on recèle au fond de nous. Le valet d’épée, c’est l’inspiration, l’émergence d’une idée : qu’est-ce que je veux partager ? C’est le chant tout petit d’une promesse qui nait. Le huit d’épée, c’est l’opportunité soudaine qui fonce droit sur nous pour nous offrir une chance de donner corps à cette idée. Le neuf de coupe, c’est la perle qui après tout ce travail se révèle, c’est l’achèvement de la transformation, la réalisation du rêve. Ce qui me frappe sur la carte, c’est que les huîtres, et surtout celle qui s’est ouverte, ont un spectateur : le phoque, qui les regarde, surpris. Il ne s’attendait peut-être pas à ce qu’un vulgaire coquillage contienne un tel trésor. Peut-être l’huître est-elle surprise également. Non pas d’avoir ce trésor en elle, elle le sait depuis toujours, mais d’oser le montrer.

La dernière carte, c’est le messager, une carte propre à ce deck (peut-être est-ce pour pouvoir tirer cette carte que j’ai été inspirée à l’utiliser).

Trois champignons tendent leur tête vers les étoiles, à l’intérieur d’une comète. Des signes vous sont envoyés que vous méritez d’être dans la lumière. Ce soleil que vous avez à partager, le monde a besoin que vous le transmettiez et il cherche à vous mettre en lumière. Mais vous devez accepter de recevoir ces signes, de les entendre et croire que vous méritez de rayonner. En fait, il le faut, le monde en a besoin. Le monde a besoin de votre soleil, de votre musique. Vous faites partie d’une grande symphonie où chaque instrument est indispensable, d’un écosystème où la vie des uns dépend de la vie des autres. Je vous laisse ici le message associé à cette carte :

D’après l’hypothèse de la panspermie, des comètes et des météorites auraient apporté la graine de vie sur Terre. Ces anciens corps de glace et de roches auraient transporté jusqu’ici des micro-organismes en sommeil depuis de lointains horizons. Toujours d’après cette hypothèse, quand cette vie microscopique se serait écrasée sur notre planète, elle y aurait trouvé une terre fertile propice à son développement.
L’apparition de cette carte vous annonce l’arrivée d’une nouvelle idée ou d’une opportunité qui a le pouvoir de provoquer un changement radical. Cet événement échappe à votre contrôle mais son impact dépendra des fondations que vous avez posées. Semez les graines de possibilité dans l’état d’esprit et l’environnement qu’il leur faut pour grandir.

N’ayez pas peur de faire du bruit, de faire entendre votre voix. Vous avez votre place dans la symphonie de la nature. Le monde veut vous entendre être l’écho de sa magie et il va bientôt mettre sous vos yeux des occasions de le faire. Vous êtes libres de vous en saisir, mais vous devez croire que vous y avez droit. Cette idée a probablement été contre-intuitive toute votre vie, vous avez appris à vous faire petit.e, à ne pas faire de bruit, mais elle vous apparaîtra bientôt comme une évidence : c’est simplement votre nature. En ce début d’année, n’ayez pas peur de saisir les occasions de vous exprimer d’une manière qui vous est propre. Vous serez, je n’en doute pas, entendu.e.s par celles et ceux qui savent écouter.

Maurine ♡

Une réponse à « Le monde veut vous entendre… »

  1. Absolument incroyable. Ça raisonne tellement. Merci pour ce moment 🤍🧚🏼

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